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Après s'être essayée à différentes disciplines et paysages -pastel, sculpture aux bellas artes
de Madrid, livrets en Equateur, illustration à Ixelles...-, Sandrine de
Borman s'est formée aux Ateliers de l'Insu en 2000. Elle y a
découvert le plaisir du lâcher-prise face à la matière et l'envie de transmettre cela
à d'autres grâce aux ateliers d'expression créatrice.
Elle est dans le même temps tombée dans la marmite de pulpe
de papier grâce à deux marraines : Marie Koerperich, professeur à
l'Académie d'Etterbeek en Illustration qui lui a fait découvrir le travail de la matière et des
carnets, et Ria Krol, artiste-papier néérlandaise qui lui a transmis sa
technique de création d'oeuvres-papier. Après une expérimentation boulimique,
elle crée des tableaux d'abord colorés, incrustés, mouvementés. Aujourd'hui,
elle tente de lover dans les nuances et les reliefs du blanc de coton la
fragilité, la transparence comme dans 'Robes' ou '
Carnets'.
Elle a également eu la chance de trouver sur son
chemin deux parrains : Jephan de Villiers par
son oeuvre et une belle rencontre, et
Quentin
Smolders par ses encouragements et
son érudition artistique, l'ont assurée dans sa passion du glanage d'objets,
particulièrement d'objets naturels, et la manière de mettre en scène son
univers. Ses pérégrinations quotidiennes en ville ou à la campagne, sur les
rivages du Nord ou les montagnes du Sud...alimentent chez Sandrine de
Borman un buffet de matières et de
mots. Une réflexion sur les liens qui nous unissent à notre environnement, proche ou lointain,
quotidien ou saisonnier, émerge de ces moments forts mais souvent éphèmères d'émotions sensorielles, voire sensuelles. La
trace ou la relique de ces instants précieux se retrouve non seulement dans ses
carnets
et ses boîtes
, mais aussi dans les autres oeuvres-papier
.
L'écriture, comme l'élément végétal, est soit insérée
dans la pulpe, soit cristallisée dans un texte, un petit carnet ou livre
d'artiste, voire dans les catalogues-recueils d'expositions.
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